Conte 5 Version Writer's Cut -17

 




Conte 5 – Writer’s cut - 17

 

 

Belinda Laddhyn et le Trèfle magique

 

 

La vie reprit alors son cours. Son regard sur lui n’avait pas changé. Il était toujours le même sauf qu’il avait, maintenant, ce petit truc en plus. Et ce n’était pas fait pour lui déplaire. Grâce à lui, grâce à tous les deux, elle se sentait tellement différente de celle qu’elle avait été, de ce que les autres étaient. Tous les deux avaient complètement changé sa vie.

 

Les jours passèrent et passèrent comme des flèches. Déjà, Damian obtint sa deuxième année de formation, haut la main, il avait tout fait pour ça. Amanda passait en CE2 à la rentrée. A leur retour de vacances, Damian lui apprit à rouler en vélo sans les petites roues sous le regard amusé de Belinda qui, elle, lui, apprit à faire du roller. Amanda savait maintenant nager sans bouée. Toutes les deux continuaient d’aller à la danse tous les mercredis et samedis, leurs petites sorties. Belinda continua son travail de conseillère, qui n’était plus qu’un passe-temps aujourd’hui. Un travail qu’elle finirait par lâcher de toute façon.

Ils commencèrent à faire des projets. Ils parlaient quelques fois de la maison qu’ils aimeraient avoir un jour. Un beau corps de ferme à rénover perdu en cambrousse et du moment qu’il était plein d’animaux, Amanda serait la plus heureuse. Parfois ils s’imaginaient ouvrir un cabinet médical. Damian ferait les tournées, elle s’occuperait des rendez-vous et de la paperasse. Des pays qu’ils aimeraient visiter…

Parfois, ils sortaient avec les autres, se faisaient un resto, partaient quelques fois en week-end. Chaque fois qu’il y avait un jour férié, une fête ou un anniversaire, ce n’était qu’un prétexte pour se retrouver tous ensemble, pour passer de bons moments, pour s’amuser. Pour se fabriquer des souvenirs communs.

 

Ni elle ni même lui n’avait osé imaginer un jour vivre une telle vie, de se sentir à sa place, léger. Heureux.

 

Puis, il y eut ce jour de novembre 2016, cela faisait plusieurs jours que cela la travaillait.      Elle n’avait pas eu ses règles. Et cela faisait plusieurs jours qu’elle espérait. Alors un soir elle passa par la pharmacie et, à peine rentrée, s’enferma dans les toilettes. Cette minute fut la plus longue de sa vie. Elle se mit à espérer s’imaginer avec un ventre qui s’arrondissait, à s’imaginer en maman même si elle l’était déjà quelque part et là rien ne pourrait plus venir détruire ce qu’elle bâtissait tous les jours, ce que tous les jours elle espérait. Elle n’avait pas besoin de se demander ou même de redouter ce que Damian ou même Amanda en diraient, elle le savait. Tous les deux seraient surpris, ce serait sûr, mais ils seraient aux anges. Cela ravirait de toute façon Damian qui, depuis plusieurs semaines, cachait une petite boîte dans leur armoire. Elle était tombée dessus en rangeant le linge. Elle n’avait pas regardé ce qu’elle contenait mais elle espérait bien que ce soit une bague de fiançailles.

Assise sur les toilettes, elle espérait de toutes ses forces qu’un signe plus se dessinerait sur ce test de grossesse. Encore quelques secondes et elle serait fixée. Ce qu’elles lui parurent longues ces secondes-là.

L’alarme de son téléphone portable sonna. Aussitôt elle se précipita sur le test. Mais son visage changea, le test était négatif. Elle ressentit alors cette forme de déception, de chagrin d’avoir tant espéré et finalement ne rien obtenir. Elle dut alors se prendre quelques minutes pour changer cette déception en un nouvel espoir qui lui fit prendre une grande décision.

 

Le soir même lorsque Damian rentra de son stage à l’hôpital, elle lui expliqua tout. Tout et tout. Et elle lui dit alors qu’elle voulait arrêter la contraception. C’était décidé, elle voulait un enfant de lui, donner un petit frère ou une petite sœur à Amanda.

 

Ils firent alors cela bien comme il le fallait. Ils prirent rendez-vous chez leur médecin et lui expliquèrent qu’ils voulaient arrêter la contraception, même si parfois ils l’avaient oubliée. Mais avant ils souhaitaient faire un test de dépistage, juste pour être sûrs. Pour l’un comme pour l’autre.

 

Durant les quelques jours où ils durent attendre les résultats des tests, Belinda n’était pas comme d’habitude des idées sordides lui passaient par la tête, et si elle avait quelque chose et si elle ne pourrait jamais avoir d’enfant et si…et si…et si…Elle n’avait pas besoin de lui confié ses inquiétudes, Damian entendait ses pensées. Et chaque fois, lorsqu’il la prenait dans ses bras, qu’il la rassurait ou la faisait rire ou simplement sourire, comme toujours ses inquiétudes, ses interrogations, ses angoisses, ses peurs s’envolaient comme par magie. Elle savait qu’elle ne serait jamais seule à affronter ce qui arriverait peut-être. Il serait là à ses côtés, avec elle. Toujours.

Lorsque les résultats arrivèrent, Damian ouvrit les siens sans grande inquiétude et les lui donna. Elle ne les lut alors pas, elle n’en avait pas besoin. Elle, par contre, n’arriva pas à ouvrir les siens. Elle lui tendit alors l’enveloppe. Ce jour-là, sans vraiment le chercher, Damian déclencha l’une de leurs plus grosses disputes.

Lorsqu’il ouvrit l’enveloppe, lut les résultats son visage changea comme si la pire des choses venait de leur tomber dessus. Elle se dit alors que c’était logique avec la vie qu’elle avait menée, que ce qu’ils vivaient là, ne pouvait pas continuer, qu’un jour où l’autre tout ça devrait se transformer en une gigantesque et incommensurable boule de merde puante et collante dans laquelle ils sombreraient…mais en voyant que son joli regard s’emplissait de doutes, d’inquiétudes et d’angoisses et que son visage devenait d’un pâle, Damian éclata de rire.     Elle n’avait absolument rien. Pas même un bouton un peu inquiétant. Il se fit alors copieusement insulter de tous les noms d’oiseaux qu’elle connaissait et elle en inventa même un certain nombre pour l’occasion. Elle lui fit alors la gueule pendant plusieurs jours.

 

Mais ils se réconcilièrent, un soir lorsqu’ils furent seuls. Damian s’approcha d’elle.               Et lorsqu’il la touchait, la caressait, tout en elle semblait vouloir lui céder. Elle aimait tellement sentir son désir naître contre elle, sentir sa main contre son ventre, descendre doucement, s’introduire dans son jean, soulever l’élastique de sa petite culotte et s’y glisser. Ce qui provoquait chez elle à coup sûr cette délicieuse sensation à laquelle elle ne résistait généralement pas, à laquelle elle s’abandonnait pleinement. Il avait cette façon de la pénétrer avec son doigt, de la faire mouiller tandis qu’il l’embrassait, qu’il la serrait contre lui. Elle adorait caresser son entre-jambe, sentir cette dureté s’en emparer. Elle adorait sentir son sexe dans sa main, le sentir gonfler, grossir de plus en plus, se dresser tandis qu’elle le caressait et qu’elle le masturbait. Parfois, doucement, lentement elle se laissait glisser devant lui et doucement elle le prenait dans sa bouche, glissant son pénis tellement dur sur sa langue, l’y tapotant doucement, jusqu’à ce qu’elle le sente sur le point d’éjaculer. Là, elle se relevait. Il se mettait à embrasser ses seins au travers de son chemiser ou de son pull, puis il les palpait, les enserrant si fort dans ses mains pendant qu’il l’embrassait de plus en plus sauvagement, qu’il enfonçait sa langue sa bouche.

Doucement, il l’entraînait contre le mur du salon ou elle se laissait entraîner contre la table  parfois sur le dossier du canapé. Là, il la pénétrait. Elle sentait alors la chaleur de son sexe entrer en elle, aller et venir en elle, parfois elle se cambrait pour décupler cette langoureuse sensation de plaisir qui, chaque fois, l’envahissait. Parfois elle se retournait pour qu’il la prenne par derrière. Elle se caressait alors le clitoris, parfois elle se doigtait tandis qu’il enfonçait son sexe en elle et la sodomisait. Elle adorait cette sensation de douleur qu’il l’envahissait alors. Elle adorait le sentir se retenir d’éjaculer, se retirer d’elle pour venir de nouveau la pénétrer. Elle adorait sentir les à-coups de son sexe en elle. Elle adorait le sentir en elle, ne faire qu’un avec lui. Elle adorait par-dessus tout ce moment où elle se sentait jouir, où elle jouissait sur son sexe et qu’il éjaculait en même temps en elle. Elle adorait qu’il lui fasse l’amour après qu’ils se soient disputés. C’était toujours plus intense. Son plaisir n’en était que plus grand, plus fort. C’était tellement bon.