Conte 5 Version Writer's Cut -15
Conte 5 – Writer’s cut - 15
Belinda Laddhyn et le Trèfle magique
Dès lors tout s’enchaina très vite. Quelques jours plus tard, ils passèrent ce premier Noël ensemble, comme si tous les trois étaient une famille, déjà.
Puis durant le réveillon de la Saint-Sylvestre, elle fit la connaissance de ceux qu’Amanda nommait les garçons…et de Tati Katy de sa copine Nadya qu’elle connaissait déjà. Cela lui était étrange, c’était comme si elle avait toujours été là. Là avec eux, avec Amanda, avec lui, avec ces jeunes hommes qu’elle connaissait à peine, avec cette jeune fille et cette Nadya qui sortaient ensemble. Ils se connaissaient tous depuis des années. Pourtant, elle, ils ne la connaissaient que depuis quelques heures et ils agissaient comme si elle avait toujours été là, avec eux. Peut-être était-ce surtout pour Damian et Amanda qu’ils agissaient de cette façon avec elle.
Il n’y avait qu’à les regarder pour voir qu’ils formaient une famille. Ils se faisaient confiance. A les entendre parler, ils étaient là les uns pour les autres. A les voir agir, ils s’aimaient. Ils étaient une famille. Et elle en faisait désormais partie. Elle le sentait. Ils lui firent sentir tous.
Les jours s’enchainèrent tellement vite. Toute sa vie avait été chamboulée, rien n’était plus pareil, rien ne le serait jamais plus. Ses croyances avaient été malmenées, ses peurs balayées et ses espoirs ressuscités. Chaque fois qu’elle pensait à ce qui devrait, peut-être, lui arriver, chaque fois que ses sombres pensées l’envahissaient, comme par magie, il arrivait, la prenait dans ses bras, l’embrassait et tout s’effaçait. Il n’y avait plus qu’elle, lui, eux. Leur vie, leur famille.
Quelques mois plus tard, au printemps, elle s’installa chez eux. Amanda et lui n’attendaient que ça, qu’elle finisse de se laisser convaincre. Elle continua son travail à l’école d’infirmière, lui y continua sa formation.
Souvent, il faisait des projets.
Souvent, il venait la voir dans son bureau entre deux cours ou lorsqu’il était de repos. Lorsqu’il refermait la porte à clef derrière lui, elle ne pouvait s’empêcher de sourire. Elle savait ce que cela voulait dire. Et déjà, elle sentait son sexe s’ouvrir. Dès qu’il se mettait à l’embrasser, à laisser glisser sa main sur ses seins jusqu’à son entre-jambe, cette façon qu’il avait de la caresser, de caresser son sexe, de la doigter la faisait mouiller en quelques secondes. Elle adorait qu’il la masturbe. Parfois elle prenait son sexe en érection dans sa main et elle se mettait à le masturber en même temps que lui la doigtait.
Elle adorait plus encore le voir se mettre à genoux devant elle, sentir sa petite culotte rouler sur ses cuisses, sentir son sexe s’ouvrir et devenir tellement humide. Elle adorait lorsqu’il se mettait à caresser son clitoris avec sa langue, lorsqu’il enfonçait son doigt en elle. Cette sensation, liée à l’excitation et à la peur d’être surprise, lui donnait envie d’hurler. Elle finissait le plus souvent par jouir en quelques minutes. Parfois, elle voulait qu’il la pénètre. Alors elle se dressait sur son bureau, lui passait derrière elle. Elle se cambrait et il la pénétrait. Il allait et venait en elle de plus en plus rapidement. Elle sentait son excitation, la sienne s’intensifier. Parfois, tout à coup, elle entendait des voix passer devant son bureau. Cela lui déclenchait alors un orgasme. Elle sentait alors son ventre se contracter, son sexe comme prit de doux soubresauts. Et elle jouissait. Encore. Et encore.
L’été suivant après qu’il eut réussit sa première année, ils partirent en vacances tous ensemble. C’était une vie qu’elle n’avait jamais osé envisager, espérer.
Chaque jour, de plus en plus, cette date gravée en elle disparaissait, s’effaçait pour ne laisser qu’eux. Parfois elle lui revenait, d’un coup, comme ça, en pleine figue, en pleine tête. Mais comme toujours il était là, lui ou Amanda. Et à chaque fois, aussi vite elle disparaissait de nouveau pour laisser place à l’espoir, à l’amour qu’elle avait pour eux, à l’amour qu’ils avaient pour elle.
A la rentrée suivante, Amanda voulut faire de la danse alors elle l’y inscrit et commença les cours avec elle. Très vite, cela devint leur truc à elles deux. A elles seules. Chaque mercredi et samedi, elles allaient prendre ces cours, puis manger quelque chose ou faire les boutiques ou elles allaient au cinéma.
Et il y eut ce jour, qui devait arriver comme toujours.