Conte 5 Version Writer's Cut -13




 

Conte 5 – Writer’s cut - 13

 

 

Belinda Laddhyn et le Trèfle magique

 

 

Il lui servit une belle tranche de rôti de bœuf nappée d’une légère sauce poivrée, accompagnée de quelques haricots verts et d’une pomme de terre au four le tout en buvant une bonne bière.                 

 

Ils discutèrent encore, sourirent, rirent. Sa main ne quittait plus la sienne. Son regard cherchait le sien en permanence comme ses lèvres cherchaient les siennes, sa chaleur la sienne.

 

Puis, il disparut en cuisine. Il revint quelques minutes plus tard avec un gros gâteau dans les mains orné de quelques bougies formant le chiffre vingt-sept. Elle se mit à rire.

-          « Et surtout oublies pas de faire un vœu »

-          « Je crois qu’il a déjà été exaucé »

-          « Par le génie de la torche magique qui fait du rose » sourit-il. Elle lui sourit.

 

Il alla alors s’asseoir à sa place, devant elle, la regarda. Elle avait un sourire incroyable et ce regard qu’elle portait sur lui, le bouleversait. Lorsqu’elle le regardait comme ça, il avait l’impression de se sentir tout petit et en même temps que cette force qu’il avait en lui en était décuplée. Il aurait fait n’importe quoi pour elle. Dans son cœur, il y avait longtemps qu’elle avait rejoint Amanda. Mais il ne le lui dirait pas pour ne pas l’effrayer. Mais ses sentiments, pour elle, grandissaient de jour en jour et ce soir, plus encore.

 

Elle s’avança alors vers ce gâteau devant elle, leva les yeux vers Damian qui la regardait, sourit. Puis elle baissa la tête pour souffler les bougies de ce gâteau. Lorsqu’elle releva la tête, il tenait dans ses mains un autre paquet cadeau aussi long et large que le précédent. Mais l’emballage était bien différent, comme ceux qu’on ne trouve généralement qu’en bijouterie. Rien que l’emballage montrait que ce qu’il contenait n’était pas bon marché.

 

En voyant ce paquet, elle s’arrêta de respirer une fraction de seconde.

 

-          « C’est quoi, ça ? »

-          « Joyeux anniversaire ».

 

Elle hésita avant de le prendre. Ses mains tremblaient. Elle défit le nœud délicatement, ôta le papier sans l’arracher et en révéla un joli boitier noir brillant aux liserais couleur or. Elle l’ouvrit et découvrit une fine chaine en or sur laquelle un fin pendentif en forme de trèfle à quatre feuilles avait été monté.

 

-          « Je peux pas accepter Damian, t’es fou...je peux pas »

-          « Pourquoi tu ne pourrais pas ? »

-          « C’est trop…je… ». Il se leva, s’approcha d’elle, s’agenouilla devant elle. Et tout en la regardant, il lui dit :

-          « La fois passée, j’ai eu l’impression qu’il y avait quelque chose qui te faisait peur, je ne sais pas ce que c’est mais…quand j’ai vu ce pendentif ce matin en allant faire les courses, ça m’a fait penser à toi et à l’expression que tu avais ce dimanche-là dans ton regard alors je me suis dit qu’il avait été fait pour toi, et…je sais pas si ça marche mais…j’espère qu’il va te porter chance…alors...bien sûr que si tu vas l’accepter et t’as même intérêt à l’accepter autrement… ».

 

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle l’embrassa comme elle n’avait jamais embrassé personne avant lui.

 

Alors elle le regarda, sa respiration se fit plus forte, son cœur cognait incroyablement fort dans sa poitrine. Elle se leva doucement, lui accompagna son mouvement.

 

-          « Tu…tu veux bien…s’il te plaît » lui demanda-t-elle, la gorge nouée, en lui tendant le pendentif. Il le prit. Elle se retourna et il accrocha la chaine autour de son cou.

 

Elle sentait sa chaleur contre elle. Elle sentait son cœur cogner dans sa poitrine comme jamais. Sa respiration soulevait sa poitrine comme jamais et encore une fois cette sensation dans son ventre, en elle, comme elle n’en avait jamais ressentie.

 

Elle se retourna, elle le regarda. Lui aussi. Son regard, ne pouvait s’arracher du sien, sa chaleur de la sienne. Elle se serra alors contre lui et l’embrassa encore et encore. Elle sentit alors le désir monter en elle comme son désir à lui. Elle le prit alors par la main et l’emmena vers la chambre.

Là, devant le lit, elle se tourna vers lui, l’embrassa encore, tendrement, passionnément. Lui, il lui rendrait chacun de ses baisers. Elle se serra de plus en plus fort contre lui.

Elle le regarda alors, ses yeux cherchant les siens.

 

-          « T’es sûre ? » lui demanda-t-il

-          « Et toi ? »

-          « Tu le sais bien ».

 

De nouveau, elle l’embrassa, doucement. Il la serra dans ses bras, plus fort, contre lui.         Elle commença à défaire sa cravate, à déboutonner sa chemise tandis qu’il laissait courir ses mains sur son dos dénudé. Sa peau était tellement douce. Elle lui enleva sa chemise, laissa glisser doucement ses mains sur son torse, sur son ventre. Elle déboucla sa ceinture. Lui la regardait, caressa son visage. Elle était tellement belle. Il n’avait jamais rencontré quelqu’un comme elle. Elle descendit sa braguette, caressa son sexe tellement dur, déjà. Il l’embrassa avec toute la force de ses sentiments naissants, laissa courir ses lèvres sur son cou, à la base de son cou. Elle bascula alors la tête en arrière sentant son sexe s’ouvrir. Il laissa ses mains glisser sur ses épaules et sa robe le long de son corps. Elle était maintenant à demie nue dans ses bras. Il la regarda, ses yeux dans les siens.

 

-          «  T’es magnifique » lui murmura-t-il.