Conte 6 - 1ère Partie
Conte 6 - 1ère Partie
Premier Commandement
ε
Puisque,
aujourd’hui, il semblerait qu’il faille se justifier de tout, on va donc mettre
les choses au clair tout de suite : je n’y
suis pour rien là-dedans ! C’est clair quand même ! Là je sais
plus comment faut vous le dire moi ! Ou alors faudra me dire comment je
dois vous le dire pour que je puisse vous le dire ! Je vois que ça à
dire !
Faut bien vous mettre
dans la tête que je suis tellement un trouillard de la vie que j’ai même jamais
pu regarder la série des « Die Hard » jusqu’à la fin tellement je me
pissais dessus. Et pas seulement parce qu’il y avait Bruce Willis
dedans…ah ! Quel homme quand même ! Ah ben si ! Dites pas le
contraire ! Quand même ! Il a aussi été dedans Demi Moore ! Rien
que pour ça c’est mon héros…euh…
Bref, tout ça pour
dire que ce que vous allez lire c’est de la fiction purement fictive. Bon c’est
sûr qu’on s’inspire toujours de sa propre expérience mais là…non…non…non…s’il
vous plaît…s’il vous plaît…non…non…me faites pas dire ce que je n’ai pas
dit…écoutez-moi…mais…non….mais…non…écoutez-moi…mais écoutez-moi, nom d’un
chien ! C’est quand même moi que j’écris à la fin !...S’il vous
plaît, écoutez-moi…on va pas remettre ça, hein !...Mais c’est un monde ça
quand même, hein ! C’est ma propre histoire et je peux pas en placer
une…non, non, non. NON. Je vous vois venir. Quand je dis « ma propre
histoire » c’est une façon de parler, ce que je veux dire par-là que c’est
que c’est moi que j’écris !... Je
vous en supplie…j’en ai marre d’avoir la diarrhée, moi ! Laissez-moi
tranquille ! Quand je vous dis que j’ai rien à voir avec tout ça, je vous
mens pas. Pourquoi que je vous mentirai ? C’est juste que c’est pas
vrai ! Enfin si c’est vrai. Mais c’est pas vrai comme une histoire vraie.
Mais c’est vrai que c’est juste une histoire qui est pas vraie ! Vous
voyez ? Merde ! S’il vous plaît ? Ah, mon Dieu ! Je vais me
sentir mal. Je le sens, je vais me sentir mal ! Je le sens !…respire,
respire ça va passer, ça va passer ! Mon Dieu !…Mon
Dieu !....vous vouez dans quel était vous me mettez hein ! et vous
vous croyez tellement intellingent hein ! Et vous trouvez ça marrant
hein ! je souffre moi hein ! vous le savez hine que je souffre moi
hein ! Vous savez que c’sst que de la détresse psycohlogique hein !
Ben moi je peux vous le dire et c’est pas rigolo de la détresse pyschologique
hein ! Pas marrant du tout ! Ah mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon
Dieu ! Jamais j’aurai dû me metttre à écrire ! Mais je vous lais
apporter du bonheur au monde moi ! Et regardez maintenant où j’en
suis ! Je me chie de ssus pratiquement en permamcnence tellement j’ai peur
qu’on disse que tout ça c’est des choses que j’ia faite alor s=que j’ai rien
fait du toout moi ! Hein ! merde à la fin ! fais chieer quoi je
veux dire ! Laissez-moi tranquille c’est tout ce que je vous
demande !
Je suis grossier c’est
vrai mais pardon mais j’en suis déoslé mais il fallait que vous compreniez que
j’y suis pour rine moi ! Comme ça c’est fait ! Pardon.
Alors qoù que j’en
étais dans toute cette hisoitire ?...euh…
- « Aaaah ».
Sa peau était tellement douce, tellement chaude. Sa poitrine était tellement ferme. Son ventre se pressait contre le sien. Ses lèvres contre les siennes. Son sexe si dur s’enfonçait en elle.
- « Aaaah ».
Elle adorait cette sensation qui l’envahissait doucement, de plus en plus. La façon dont elle s’en pénétrait, dont elle le prenait en elle, cette façon qu’elle avait de se cambrer lui donnait l’impression que son sexe entrait en elle plus profondément encore. Elle ne pouvait alors plus retenir ses gémissements.
- « Aaaah »
Et plus elle s’activait sur lui, plus elle faisait entrer son sexe en elle, plus elle sentait sa dureté plus son envie de jouir grandissait.
- « Aaah…aaah…aaah »
C’était, généralement, à ce moment-là qu’elle se mettait à caresser son clitoris par de petits à-coups de plus en plus rapides. Elle se mettait alors à le chevaucher tout aussi frénétiquement, sentant son sexe, de plus en plus en elle. Elle sentait alors son plaisir l’envahir. Et elle en voulait encore plus. Toujours plus.
- « Aaaah…aaaaah…aaaaaah ».
Encore. Et encore plus.
Oh oui, oh oui ! Moi aussi j’en veux plus ! Oh, oui, oh oui !
Vas-y chérie ! Non mais ça va pas vous êtes dans mon inimité personnelle à
moi tout seul ! Foutez-moi le camp tout de suite je reviens dans
quelques…ah ben nan ! Tout fini ! A pu ! Alors qu’est-ce que je
disais moi ???? Ah, oui !...Oui, je me suis lavé les mains !
Vous voulez sentir, peut-être ?!
- « Ah…aaaah…aaaah ! ».
Elle n’en pouvait plus. Mais elle en voulait encore davantage. Elle voulait le sentir plus fort en elle, plus profondément encore. Elle n’en pouvait plus.
- « Aaaah ! Aaaaah ! ».
Elle n’avait maintenant plus qu’une envie : se laisser aller à son seul plaisir, se laisser jouir. Parfois, elle le laissait jouir en même temps qu’elle, parfois en elle lorsqu’elle n’en avait pas le choix. Mais le plus souvent, elle préférait le masturber pour le faire jouir à son tour.
Parfois alors, elle restait à ses côtés pour échanger
quelques baisers et même quelques caresses. Parfois. Mais, généralement, elle
filait aussi vite sous la douche et tout aussi vite de son appartement. Et même
si, souvent, il lui demandait de rester un peu. Comme ça. Juste pour voir. Elle
trouvait toujours un prétexte pour ne pas rester…Salope, va !
Elle n’était pas prête à avoir ce genre de relation…ou tout au plus le genre de relation que
peut avoir une princesse avec un petit pois…qui vibre…enfin dans son cas ce
serait plus un œuf d’autruche qu’un petit pois…
Elle se dédouanait en se disant que quoi qu’il en dise lui non plus n’était pas prêt à avoir une relation de ce genre. Bien sûr, certains jours, les jours où ça n’allait pas, elle se disait que ce serait, peut-être, bien d’avoir quelque de chose de mieux. Quelque chose de plus. Mais au fond d’elle, elle savait très bien que ce n’était pas ce qu’elle voulait. Et elle savait très bien ce qu’elle voulait. Elle l’avait toujours su et elle savait qu’un jour elle finirait par l’obtenir. De toute façon, elle ne ferait jamais passer au second plan ce en quoi elle avait toujours cru, voulu pour une relation d’à peine huit mois.
Servir. Faire son devoir. Servir la justice. Servir une république laïque autant protectrice que coercitive. Servir son pays. Assurer la sécurité de sa patrie…contre ses ennemis de l’extérieur comme de l’intérieur, sauf au ministère bien sûr, et oui je sais bien que vous aussi vous avez vu « Rock » avec Sean Connery, paix à son âme, et Nicolas Cage, paix à ses cheveux. Et si au passage, elle pouvait obtenir ce petit pouvoir qu’elle désirait tant, alors elle pourrait dire qu’elle avait réussi sa vie.
Mais pour le moment, elle ne servait pas grand-chose.
Peut-être à faire rentrer du fric dans les caisses de sa République en dressant quelques prunes à des blondes écervelées
autant qu’échevelées ou à des poivrots ignares bullant du gosier. Peut-être
d’épouvantail à corbeaux en faisant le pied de grue sur un rond point où pas
même un âne égaré ne passait…même avec un
gilet jaune. Et la plupart du temps à passer sept heures d’affilées à
classer paperasses et papiers en avalant un café à peine chaud, quant elle ne
devait pas en servir à plus gradé qu’elle…saleté
de monde de mecs, va ! Cela me débecte à un point I-NI-MA-GI-NABLE !
Pardon mais je vous le dis comme je le pense, hein ! Phallocratie de
merde, va ! Vive le MLF ! Une femme présidente vite !...euh…on y
croirait quand je dis ça hein ! Je m’épate moi-même des fois ! En
tout cas, je comprends maintenant mieux nos politiciens. C’est quand même
génial et assez grisant, je dois dire, de faire croire à des couillons des
choses auxquelles on ne croit pas soi-même !...Le vaccin Astra-Zeneca
c’est génial ouais ! Et c’est pas de la merde, hein ! Pour quatre
cent millions d’euros mon con ça serait le comble !
La vie de gendarme pour elle, pour le moment, semblait bien triste et bien morne. Mais à ne pas en douter un jour. Un jour…oui on sait sa marraine la bonne fée viendrait et lui donnerait tout qu’est-ce qu’elle voudrait : un gros carrosse, un beau château et un beau prince monté comme une tringle à rideau…euh…vous savez qu’on n’est pas dans un conte de fée là ! Vous avez quand même fini par le comprendre ? Rassurez-moi !...euh…Vous alors ! Vous êtes fan d’Harry Potter, vous ! Hein ! Hein ? Je m’en doutais !
Elle avait encore récemment cru que ce jour était arrivé
lorsqu’on l’avait placée sur une affaire de parricide…ou de marricide pourquoi toujours utilisé le masculin nom d’un
chien ! Ça vient de « parent » ? Ah ! Et pas de
« papa » ? Non, on ne dit pas « matricide » c’est pour
les marâtres qu’on utilise ce terme ! Enfin dites donc pour qui vous me
prenez vous ! Et puis de toute façon je vous en pose des questions
moi ! Hein !
Là encore elle n’avait été que le binôme d’un gendarme, plus
gradé, plus vieux et plus masculin qu’elle. Mais comme elle le disait souvent à
ses collègues lorsqu’ils en parlaient encore, cela lui avait permis de faire
cette jolie rencontre comme elle
l’appelait généralement devant eux. Malgré le fait que cela se soit passé dans
un hôpital, bien sûr…eh, eh, eh !
Pauvre conne, va ! Elle aurait tellement voulu être celle qui
décidait, celle qui tenait les rênes. Mais elle ne pouvait que regretter, tout
autant, de n’avoir pu être que celle qui accompagnait…euh non, on va passer sur cette phrase, hein ? Vous avez compris
l’idée c’est bien ça !
Bientôt, à ne pas en douter, elle serait celle qui
commanderait…tous ces cons tant qu’à
faire hein ? Salope, va !
