Conte 5 - 10eme partie
Damian, Amanda, mes deux amours,
Je ne sais pas par où commencer. C’est tellement difficile.
Et il y a tellement de choses que j’aurai à te dire. Tellement de choses que
j’aimerai vous dire à tous les deux. Tellement de choses que j’aurai voulues
vivre avec vous.
J’aurai tellement voulu vieillir et mourir à tes côtés,
dans tes bras. Tu ne peux pas savoir.
Amanda,
Je t’aime très, très fort. De toutes mes forces.
Je ne sais pas si tu te rappelles le premier dimanche qu’on
a passé tous les trois. Tu m’avais montrée tes petites figurines et tu m’as dit
qu’on n’avait pas besoin de se ressembler pour être une famille. C’est
tellement vrai. Tu avais tellement raison ma puce, tu ne peux avoir à quel
point tu avais raison.
Tu sais bien que je ne t’ai pas portée. Pourtant, tu es ma
fille et je t’aime autant que si tu étais sortie de mon ventre. Et j’aurai
tellement voulu te voir grandir, te voir devenir une belle jeune fille et
t’aider à devenir une femme.
J’aurai tellement voulu être une maman pour toi, être la
maman que tu mérites. Mais je ne le pourrais pas ma chérie. Ça n’a rien à voir
avec toi. Tu n’y es pour rien. Et surtout ne sois pas triste parce que tu
mérites tellement mieux que moi. Et j’espère de tout mon cœur qu’un jour tu
auras une maman qui te fera des tonnes de bisous et de câlins, une maman qui
sera toujours là pour toi. J’aurai tellement voulu l’être, tu ne peux pas
savoir mais ce ne sera pas moi. Je ne le pourrais pas. Mais sache que jamais je
ne t’oublierai parce que tu es ma petite puce à moi.
Ne sois pas triste s’il te plaît. Continue de bien
travailler à l’école. Ecoute ce que papa te dit, la plupart du temps en tout
cas. Fais de petites et surtout de grosses bêtises pour faire enrager ton papa.
Amuses-toi bien avec tes jeux et tes jouets, avec ton petit lapin Miguel.
J’espère que tu auras tous les animaux que tu veux.
Ne m’oublie pas trop vite. Je t’aime tellement fort ma
petite chérie.
Je ne te dis pas au revoir ni adieu parce que tu seras
toujours avec moi. Je te laisse le pendentif que ton papa m’a offert en me
disant qu’il me porterait chance. Il est pour toi. D’abord parce que ce sera un
petit souvenir de moi, d’une dame qui t’as aimée et t’aimeras toujours et de
toutes ses forces. Ensuite, ton papa avait raison, ce pendentif est magique. Il
m’a donnée une chance incroyable. J’espère que ce sera pareil pour toi. Et que
quand tu seras grande tu rencontras quelqu’un qui sera aussi gentil que ton
papa et que cette personne te rendra aussi heureuse que je l’ai été avec toi et
ton papa.
Je t’aime Amanda. Ne laisse jamais personne te dire ce que
tu dois penser, faire ou choisir. Tu es libre, ma chérie, ne l’oublies jamais.
Grâce à vous, tous, j’ai eu la chance d’avoir une famille,
une vraie famille et de vrais amis. Grace à vous, j’ai su ce que cela faisait
de ne pas être seule, ce que c’était d’être véritablement soutenue, aimée. Vous
tous vous m’avez rendue heureuse. Je n’oublierai jamais les soirées, les
restos, les vacances et les sorties qu’on faisait ensemble. Vous me manquerez
tous et je regretterai toujours ces moments.
Merci pour tout ce que vous avez fait. Essayez de ne pas
trop me détester. Et, je sais bien que je n’ai aucun droit de vous demander une
faveur mais s’il vous plaît veillez bien sur Amanda et Damian.
Katy et Nadya : merci pour tout. Profitez bien de ce
que vous avez parce que cela ne dure pas.
Jamais je ne vous oublierai, vous serez toujours dans mon
cœur.
Damian, il faut que tu saches que je t’aime. Je t’aime. Je t’aime tellement. Tu ne peux pas savoir à quel point je t’aime.
Tu vois je te l’avais dit que je te ferai souffrir. Je ne
t’avais pas menti. Je sais bien que tu dois te demander pourquoi je m’en vais
et que tu dois avoir du mal à comprendre. Hier encore, j’étais persuadée que je
passerai la soirée d’aujourd’hui et toutes celles qui suivraient avec toi et
Amanda, que rien ne changerait. J’avais tort. J’ai cru tellement de choses que
je serai capable de vous rendre fiers de moi. Là-dessus aussi j’avais tort.
T’embêtes pas avec tout ça. Ce n’est pas ce qui est
important. Ce qui l‘est par contre c’est toi, c’est nous, ce qu’on a vécu
ensemble. Ce sont des moments que je chérirais jusqu’à ma mort, tu peux me
croire quand je te dis ça, ce ne sont pas des paroles en l’air. Ce sont des
moments que je chérirais toujours. Je sais bien que tu vas me détester et
probablement certains jours tu vas me haïr. Tu en as totalement le droit et
tant mieux si cela te fait du bien. Et je ne vais pas te demander de me
pardonner. D’abord parce que je n’ai rien à me faire me pardonner et surtout
parce que je ne veux pas que tu m’oublies. Et moi je ne t’oublierais jamais.
Te quitter n’a jamais été dans mes intentions. Je ne vais
pas te dire que j’ai toujours su que tu étais l’homme de ma vie. Non ce serait
faux.
La première fois dans mon bureau, je t’ai détesté, je t’ai
haï. Tu as foutu un sacré bordel dans ma tête. Et c’est rien de le dire. Tu as
tout chamboulé, tout ce en quoi je croyais, tout ce que je pensais, tout ce que
je croyais être tout ce que je croyais savoir, tu as tout changé ce jour-jà
d’un coup comme ça. Et pendant des semaines je t’en ai voulu parce que
Jamais personne d’autre que toi ne m’as foutue en colère de
cette façon. Et jamais personne d’autre que toi ne m’as terrifiée à ce
point-là.
Jamais personne d’autre que toi ne m’as fait ressentir ce
que tu m’as fait ressentir. Quand je t’ai rencontré je n’étais qu’une gamine
trouillarde qui ne savait pas ce qu’elle voulait, et tu as fait de moi une
femme. Tu m’as rendu tellement heureuse, jamais je ne pourrais te remercier de
tout ce bonheur que tu m’as donné, de tout cet amour, de cette confiance. De
tout de ce que tu m’as donnée.
Damian, je veux que tu saches que je ne quitte pas pour un
autre homme parce que c’est impossible, il n’y en a aucun autre comme toi. Et
je ne dis pas ça pour te réconforter ou quoi que ce soit d’autre. Je te dis la
vérité. Pour moi, il n’y a personne d’autre et il n’y aura jamais personne
d’autre que toi.
Mon cœur et mon âme sont à toi à tout jamais.
Je sais bien que je n’en ai aucun droit de te demander quelque
chose mais pourtant je te le demande : ne me cherche pas. Ne cherches
surtout pas à me retrouver. Tout est bien comme ça. Crois-moi. Tout va bien et
tout ira bien pour moi. Ne t’en fais pas.
Par contre, et je ne t’en laisse pas le choix, je veux que
tu sois heureux pour toi et pour moi. Je veux que tu fasses ta vie avec une
femme qui te rendra heureux, avec qui tu pourras avoir des enfants, avec qui tu
pourras avoir une grande maison pleine d’animaux. Une maison pleine d’amour.
Je te le souhaite de tout mon cœur. Je veux que tu sois
heureux. Comme ça, quelque part, je le serai moi aussi.
Je t’aime et je t’aimerai toujours de toutes mes forces de
tout mon cœur et de toute mon âme.
S’il te plaît garde un petit peu de moi quelque part en
toi, dans un petit coin de ta tête et de ton cœur parce que dès que j’aurai
refermé la porte de chez nous, il ne restera rien de moi. Il ne restera plus
rien en moi juste l’amour que j’aie pour toi et pour Amanda, tout le reste
disparaitra.
Je t’aime.
Je vous aime tellement et pour toujours.
Adieu.
Belinda
Elle ne pouvait détacher les yeux de son père. Elle s’accrochait tellement fort à lui. Elle ne l’avait jamais vu comme ça. Il avait toujours été, essayé d’être fort pour elle, pour eux deux. Et là, elle le voyait faible comme un petit enfant. Elle avait peur, tellement peur et elle était triste. Tellement triste
Lorsqu’il eut terminé de lire, il replia soigneusement cette lettre, la replaça dans son enveloppe et la posa sur la table de salon. Il regarda alors sa fille, prit le pendentif qu’elle tenait serré dans ses mains et lui passa autour du cou.
- « Et Nineda ? Papa ?! Elle va revenir hein ? »
- « Elle ne reviendra pas Amanda. Elle est partie…partie ».
Il serra alors la petite fille contre lui. Elle se mit à pleurer et hurla qu’elle voulait qu’elle revienne. Tous les deux restèrent là, dans ce salon, seuls, pleurant comme deux enfants abandonnés dont la vie, une fois de plus, se retrouvait bouleversée.
Ils restèrent là, seuls. Brisés.

