Conte 5 - 2ème Partie
Conte 5 - 2ème Partie
Belinda Laddhyn et e Trèfle Magique
Parfois, même, quant elle avait de la chance, elle tombait
sur un mec qui savait s’y prendre. Elle le sentait tout de suite quant elle
tenait son sexe dans sa main. Quant elle le caressait. Quant elle le sentait
durcir tandis qu‘il se mettait à enfoncer sa langue dans bouche, à presser ses
seins et qu’il abaissait son soutien-gorge pour les lécher et les sucer. L’un
de ceux-là savait comment s’y prendre pour la caresser. Il enfonçait sa main
entre ses jambes, la caressait par-dessus son string, puis il y enfonçait sa
main. Et tandis qu’elle caressait son sexe, si dur, lui il caressait son
clitoris et enfonçait son doigt en elle jusqu’à ce qu’elle mouille. Et elle
n’avait alors plus une envie qu’il la prenne. Qu’il caresse son clitoris avec
son sexe tellement dur et que, d’un coup, il la pénètre, sauvage, qu’il
s’enfonce en elle encore et encore, qu’il la chevauche, qu’il la cogne contre
cette cloison ou ce mur jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus, jusqu’à ce qu’elle
se mette à gémir, à hurler cette délicieuse douleur. Elle voulait qu’il
continue à s’enfoncer en elle plus fort, plus vite. Elle voulait qu’il lui
fasse mal, qu’il la déchire. Elle sentait ses couilles frapper sur son
clitoris. Elle sentait sa queue entrer en elle, sortir, tellement dure. Si
dure, qu’elle avait l’impression d’avoir une barre d’acier en elle. Elle la
sentait racler, écarter les parois de son vagin, lui provoquer cette douce
douleur. Et elle en voulait encore plus. Encore. Elle voulait jouir. Elle
voulait se sentir jouir. Plus fort. Parfois, elle pressait et pinçait tellement
fort son clitoris qu’elle se mettait à jouir comme si elle éjaculait. Là, elle
se laissait hurler, plus encore, tandis que l’un ou l’autre de ces mecs la
secouait toujours, que sa queue était toujours en elle. Qu’elle entrait et
sortait d’elle encore et encore. Tellement dure. Tellement fort. Elle hurlait.
C’était un délicieux supplice. Elle avait l’impression, parfois, qu’elle allait
mourir que son cœur allait s’arrêter. Et elle en redemandait encore et encore
jusqu’à ce qu’il en ait terminé...euh…vous
voulez des mouchoirs en papier ou ça ira ?...euh...essuyez pas vos doigts
dans les pages, c’est dégueu ! Quelqu’un d’autre que vous pourrait avoir
envie de lire ce livre…euh...brisez pas mes rêves !
Une fois qu’il était reparti vers ce bar et son verre, fier de lui, et de sa prestation qu’il s’empresserait de raconter, elle, elle restait là, seule, regardant parfois le ciel…c’est surtout qu’elle n’était pas sûre de pouvoir marcher tellement elle avait eu son cul de défoncé...enfin parfois parce que d’autres, elle restait seule dans les chiottes pour en finir…toute seule.
Ce soir, elle se sentait soulagée, satisfaite. Elle avait eu ce qu’elle voulait, elle avait le sentiment d’avoir profité de ce qu’elle pouvait. Alors qu’elle regardait ce ciel étoilé, un drôle de sentiment naquit en elle. Elle n’aurait su dire ce que c’était. Mais, comme bien souvent, il ne la quitta plus jusqu’à ce qu’elle soit rentrée chez elle, toujours seule, jusqu’à ce qu’elle se soit déshabillée et ait jeté ses vêtements dans la corbeille de linge sale.
Là, généralement, elle sentait cette odeur dégueulasse sur
elle, cette odeur de crevette pourrie qui envahissait chaque pore de sa peau.
Elle avait tellement l’impression d’être salie, comme si sa peau cuivrée était
recouverte de crasse puante et collante. Parfois, elle se frottait frénétiquement,
parfois jusqu’au sang. Ces fois-là, elle finissait au fond de sa douche,
recroquevillée sur elle-même attendant que le jour se lève...oh pauvre petite chose qui chiale parce qu’elle s’est faite défoncée
comme une grosse salope !...euh...oui…euh…ah tiens ! Je vous ai pas
dit qu’elle était à poil ? Autant pour moi. Regardez bien, on voit un
petit bout de son sein droit qui pointe un peu comme Milla Jovovich dans
« Resident Evil »,
le premier film, quand elle sort de sa douche avant de passer son peignoir…euh…non
je suis pas un pervers…j’ai juste un œil aiguisé et très affûté dans ce
domaine…euh…passons…merci…merci Milla !
Elle savait que tout ça, ce n’était qu’une illusion. Une illusion qu’elle s’était créée pour avoir l’impression de décider de son destin, de sa vie. Une illusion pour avoir l’impression d’exister…là je dis merci à mon psy : le contrôle est une illusion qui m’a dit…euh…ça marche pas si on est en voiture…faut pas lâcher le volant ! Jamais !...Bientôt, dans quelques mois, elle ne déciderait plus de sa vie. Elle ne serait plus libre de ses choix, de ses envies. Bientôt, elle ne choisirait même plus les vêtements qu’elle porterait ou ce qu’elle mangerait. Elle n’aurait plus son mot à dire. Elle n’aurait plus qu’à subir ce qu’on voudrait bien lui faire subir. Bientôt, elle ne serait plus qu’une marchandise, vendue par son propre père. Vendue à un homme lui grimperait dessus quelques heures, à peine, après l’avoir rencontrée sans qu’elle ne soit vraiment consentante et sans même chercher à lui donner un peu de plaisir. Elle ne serait alors plus qu’un trou où sa queue rentrerait, dès qu’il en aurait envie et d’où les gosses sortiraient. Des gosses qui la traiteraient comme une merde s’ils étaient des garçons ou à qui elle devrait apprendre à fermer leur gueule, à faire la bouffe et écarter les jambes si elles étaient des filles. Peut-être même qu’elle devrait accepter de les laisser se faire mutiler pour plaire à leur père et au futur mari qu’il leur choisirait en fonction de ce que les futurs beaux-parents voudraient bien lui larguer…fric, chèvres, chameaux, Yala ! C’est cadeau !...euh…pour éviter toute polémique non je ne suis pas raciste...et puis la loi est claire en France : tout ça, ça n’existe pas puisque le mariage forcé est illégal donc…y a pas de soucis ! Non ?! Tout va bien, c’est que de la fiction ! Un peu comme la prostitution ou le trafic de stupéfiant…ben quoi ! C’est vrai tout ça, ça n’existe pas ! Par contre, et je ne crois pas me tromper en disant que le Yeti, lui, il existe ! Il a même chouravé le chat de la mère Michelle, pour vous dire ! Hein ! Cet enfoiré ! Mais bon comme c’était pas avant les élections c’est pas grave ! Tout le monde s’en fout !
Et tous ces cons qui la zyeutaient, tous ceux qui se
caressaient le zgeg en la croisant, tous ceux qu’elle avait baisés, tous ceux
qu’elle recevait en entretien, tous ces pauvres cons à la ramasse, ne sauraient
jamais ce que c’était. Ils ne sauraient jamais ce que cela faisait de n’être
qu’une marchandise dont tout le monde se foutait. Tous n’étaient, pour elle,
qu’un tas de cons incapables de comprendre. De la comprendre. Comme ce pauvre
connard de merde à la gueule défaite et déconfite assis sur cette chaise qui
attendait comme un pauvre imbécile qu’elle ne le reçoive pour l’écouter chialer
sur son pauvre sort de merde….euh…dites
donc ma chère petite Dame, que vous allez vite en besogne vous
alors !…euh…j’aurai du mieux choisir mes mots, je suis maladroit quand
même. Je me tais, promis !
Connard !
- - « Monsieur Hayllon ? Enchantée. Je suis Belinda Laddhyn, je suis conseillère formation…c’est moi qui vous reçois aujourd’hui. On y va ?» lui dit-elle de son plus beau sourire.
