Conte 5 - 1ère Partie
Conte 5 - 1ère Partie
Belinda Laddhyn et le Trèfle Magique
γ
Le 1er juillet 2017. Ce serait un samedi...oui je vous ai pas dit, désolé ça m’a échappé je suis devin. Divin, vous diriez ? Oui, c’est vrai vous avez bien raison. Je vous aime…clin d’œil…clin d’œil…mon p’tit chou, je t’aime ! Tu fais tout pour te rattraper, hein ! Ouh ! Si t’étais là qu’est-ce que je te mettrai !
Cette date avait déclenché en elle une alarme. Ce jour-là,
tout en elle mourait. Ce jour-là tout pour elle s’arrêterait. Alors elle avait
décidé de profiter autant qu’elle pouvait de tout ce qu’elle pouvait. Et ça,
parce qu’elle le pouvait. Et elle en
profitait la salope ! Oh, putain, vous avez pas idée !...euh…chuuut
non, non…chuuuut…non pas de polémiques...chuuut…on est tous des
salopes…attention nouveau slogan : « je suis salope ! »...ça
vous va comme ça…eh ben, vous êtes pas qu’un peu démago vous ! Jusqu’au
fond, hein !
Quant elle sortait de son bureau, que ses pas claquaient
dans les couloirs de l’école d’infirmière où elle travaillait, où comme
conseillère formation elle passait ses journées, où que, de son déhanché, les
murs tremblaient, que, dans son chemisier largement décolleté, en rythme, ses
seins pointus sautillaient, caleçons et petites culottes se mettaient à
tressauter…oh putain je suis déjà fait
dessus pas vous ?...euh…pfff, je plaisante pfff ! Franchement !
Pour si peu !
Tous la regardaient…oh,
oui, t’es d’la bombe bébé !...Hommes, femmes…euh…y parait qu’il y a un troisième sexe mais je sais pas comment
c’est qu’il s’appelle alors pardon si vous êtes né(e) avec ce sexe-là…euh…moi
le mien je l’appelle Jean-Paul le Popol…oui il est enchanté de vous
rencontrer ! Et même de vous serrer la main je dirai…euh…i’ pousse le
bouchon trop loin Maurice ?...euh…pardon…tous se seraient damnées pour
pouvoir la toucher, l’embrasser…et pas
que…Les lunettes s’embuaient, les caleçons se…Vous avez compris, c’est bien ça ! Que vous devez être fier de
vous ! Moi je le suis…bisou, bisou !
Mais, bien sûr, sa beauté, sa gentillesse à peine déguisée,
sa politesse, son sourire à peine forcé, son masque jamais levé, faisait à dire
à tous qu’elle, elle n’était pas comme ça, elle. Elle ne pensait pas qu’à ça,
elle. Elle n’en avait pas besoin, elle. Mais lorsque la nuit venait, la volupté
l’emportait, ses sens s’exerçaient à la sensualité lorsque son doigt…euh…non espèce de dégueulasse, pas de ça
ici hein !...glissait sur l’écran de son portable alors ses démons se
réveillaient. Les photos défilaient jusqu’à ce que cela matchait…euh…petite seconde… AAAAAAAAAAAH !
Putain j’en ai marre de ces rimes en « é » j’suis encore une fois
coincé ! aaaaaaaaah !...pardon pour ce petit interlude…mais ça
commence à me faire chier…aaaah ! Ça va pas me
lâcher !....euh…pardon…
Et là, pour elle, la soirée commençait. Elle se douchait,
s’apprêtait, s’habillait, se maquillait et elle s’en allait...Oh putain, je suis vraiment coincé ! Oh
putain qu’est-ce que j’ai ! J’arrive pas à m’arrêter ! S’il vous
plait, faut m’aider ! Je suis complètement décâblé ! Pourtant, Yoda
j’ai pas bouffé ! Oh Mon Dieu, qu’est-ce qui va m’arriver ? Peut-être
qu’avec un marteau la tête je devrais me frapper ? Vous croyez ? Si
vous le dites alors j’y vais ! Alors Ok ! Ok !....Attention, j’y
vais !...à la une et…à la deux et…et…non mais ça va pas dans votre tête de
saleté ! Vous croyez vraiment que je le ferai ?…Mon dieu…mon
dieu…euh…sans vouloir trop vous déranger…si une minute vous avez…vous pourriez
appeler les pompiers s’il vous plait ? Je crois que je me suis fait bobo
dans ma serviette…ça fait mal, ça fait mal tout du coup…mon vieux de Dieu c’est
quoi tout ce sang, c’est pas le mien hein ? Dites-moi que ce n’est pas du
chien, je vous en soupelette…kites-voi que tu vas bien tout avaler ! Dans
mes bras prenez va voi ! vous vlez ? vin !
Je fais juste une
parenthèse ici pour vous informer que je reprends ici, aujourd’hui, l’écriture
de ce truc qui me bouffe la santé…enfin...bref…j’ai eu un petit accident de
bricolage on va dire...rien de bien grave rassurez-vous…non ça n’a rien à voir
avec ce que j’avais écris dans les lignes précédentes c’était juste pour
plaisanter…oui, plaisanter…mais juste au cas…je sais que ça peut peut-être
servir certains d’entre vous un peu bricoleur comme moi…euh…comment dire
ça…n’écoutez pas les conneries des autres ça va vous foutre dans la
merde ! Surtout qu’il y a pas un de ces cons qui a appelé les
pompiers ! Et c’est foutu qu’à son portable
ça !...Euh...enfin…voilà…c’est dit ! On peut reprendre alors où c’est
qu’on en était…mon dieu non je sens que ça va recommencer !
Enfin, elle arrivait dans un bar ou dans un autre. Elle
entrait, jouant de son déhanché. Elle allait s’asseoir au bar. Et elle
commandait un verre, quelque chose de bon et de sucré, genre avec une cerise
dénoyautée…je suis désolé mais je vais
devoir me flinguer ! Je peux plus le supporter !
Et alors qu’elle dégustait son verre, suçant cette cerise dénoyautée, elle attendait qu’un de ces mecs...sales chiens, va !...vienne à elle croyant la harponner alors que c’était elle qui les pêchait.
Un verre vite pris, une caresse sur le zizi…euh…je sais pas on peut dire « zizi » dans un livre…verge ? Pénis ? Couilles ? Bite ? Queue ?...euh…« gland » c’est vulgaire, hein ?…on peut dire tout ça ? Ohlala, je sais pas, moi !
Sa recette était invariablement la même.
Ma chère Maïté…
Prenez un bon gros « moi-je
me-la-pète-parce-que-je-fais-de-la-gonflette » de soixante-dix à
quatre-vingt dix kilos plutôt bien sapé. Vous en trouverez dans n’importe quel
bon bar…sauf en période de confinement ou
de reconfinement ou de rereconfinement. Rassurez-vous, vous pouvez vous
reporter sur les réseaux sociaux, les sites de rencontre et les applis vous ne
serez jamais en manque de ce genre d’ingrédients parfois collant aux dents…Placez
deux mamelles bien fermes, bien bronzées et bien gonflées devant lui, laissez
mijoter quelques secondes, quelques minutes si vous avez ajouté quelques
centilitres de bières. Vous éviterez les jours de foot et de « Game of
Throne ». Une fois que le mélange commence à monter.
Souriez et rigolez comme une conne aux blagues et autres jeux de mots débiles…faut pas être trop difficile non plus, ah
c’est de la bonne et grosse bouffe, pas de la bouffe gastronomique, ça c’est
sûr !…ensuite, il n’y a plus qu’à faire chauffer le four. Pour cela,
deux méthodes s’offrent à vous : la vôtre ou la sienne, s’il ne s’y prend
pas trop mal. Notez que vous pouvez quand même le guider s’il se trompe de voie
ou le remettre sur le quai de la gare s’il s’égare. Tout dépend de vos envies,
vous pouvez agrémenter de quelques gouttes de gel si malheureusement le four
peine à chauffer. A vous de voir. Ensuite, il n’y a plus à enfourner le tout.
Attention cependant, à toujours envelopper votre préparation d’un film
protecteur allant au four et normé NF voire CE dans le pire des cas. Sinon
votre préparation risquerait de se transformer en petite brioche ou en une
grosse cloque cracheuse de pue ce qui risquerait d’endommager vos préparations
ultérieures. Une fois tout cela accompli, il ne reste plus à vous placer
au-dessus de cette préparation remontée si vous souhaitez la déguster avec
plaisir de la façon dont vous le souhaitez ou en dessous si vous voulez être
dégustée sans trop de plaisir ou alors par inadvertance de son plein gré. Si
bien sûr le soufflet ne retombe pas en cours de route…là je voudrais juste préciser que ça arrive à tout le monde ça un jour
ou l’autre…Ensuite, il n’y a plus qu’à savourer ce doux plaisir durant les
quelques minutes que cela durera...euh…rassurez-moi,
ça doit jamais durer plus que ça, hein ? Quelques minutes ? Enfin
quand je dis quelques minutes, bouya ! Je dis ouh-la ! Ouh-la !
Dix minutes, au moins ! Quinze ? Vingt ? Pas trente quand même !
C’est pas possible, C’est pas humain !...euh…s’il vous plait soyez
franc !
Et vive Meetoo bien sûr !
